La fréquence "normale" des relations sexuelles n'existe pas
Combien de fois par semaine devrait-on avoir des relations sexuelles ? C'est une des questions qu'on entend le plus souvent en consultation, souvent posée avec une certaine inquiétude. Les gens comparent leur vie sexuelle à celle de leurs amis, à ce qu'ils voient dans les films, à des statistiques trouvées en ligne. Et cette comparaison finit presque toujours par créer un sentiment d'insuffisance.
La vérité, c'est qu'il n'existe pas de chiffre magique. Ce qui compte, ce n'est pas la fréquence en soi, mais si elle vous convient, à vous et à votre partenaire.
D'où vient cette idée d'une norme
Les chiffres qu'on voit circuler (une fois par semaine, deux fois par semaine, peu importe le nombre) viennent généralement de moyennes statistiques tirées de grandes enquêtes. Une moyenne, par définition, mélange des couples qui ont des relations sexuelles très fréquemment avec d'autres qui en ont rarement, et donne un chiffre qui ne représente vraiment personne en particulier.
Ce chiffre devient ensuite une sorte de référence culturelle, répétée dans les magazines et sur les réseaux sociaux, jusqu'à ce qu'on finisse par y croire comme à une règle. Mais une moyenne statistique n'a jamais été pensée comme un objectif à atteindre.
Ce qui influence réellement la fréquence
La fréquence des relations sexuelles dans un couple dépend d'une multitude de facteurs qui varient énormément d'une personne à l'autre et d'une période de vie à l'autre : le niveau de stress, la fatigue, la charge mentale, l'état de la relation, la santé physique, les horaires de travail, la présence d'enfants, l'âge, et la simple différence de tempérament entre deux personnes.
Un couple peut très bien avoir des relations sexuelles une fois par mois et être parfaitement épanoui, pendant qu'un autre couple qui en a plusieurs fois par semaine vit une insatisfaction profonde. La fréquence, prise seule, ne dit presque rien sur la qualité d'une vie sexuelle ou d'une relation.
Le vrai indicateur à surveiller
Plutôt que de vous demander si votre fréquence correspond à une moyenne, la question la plus utile est différente : est-ce que la fréquence actuelle vous convient, à vous, et convient-elle aussi à votre partenaire ? C'est là que la discussion devient pertinente.
Un écart entre les deux partenaires n'est pas nécessairement un problème en soi. Il devient un problème quand il génère du ressentiment, de l'incompréhension ou un sentiment de rejet, ou quand personne n'ose en parler ouvertement.
Quand consulter
Ce n'est pas la fréquence elle-même qui justifie une consultation, mais l'inconfort qui l'entoure. Si vous ou votre partenaire ressentez de la frustration, de la culpabilité ou de l'anxiété liée à votre vie sexuelle, ou si le sujet est devenu difficile à aborder en couple, c'est souvent le signe qu'un accompagnement pourrait aider, peu importe le nombre de fois par semaine dont il est question.
La comparaison avec une norme extérieure n'aide jamais vraiment. Ce qui aide, c'est de comprendre ce qui se passe dans votre situation précise, et d'avoir les outils pour en parler avec votre partenaire.
Si cette question crée de la tension dans votre couple, une consultation peut vous aider à en discuter avec les bons outils. Découvrez nos sexologues pour trouver la personne qui vous convient.




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