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Comment parler de ses fantasmes sans avoir l'air bizarre?

28 sept.
3 min de lecture

« Si je lui en parle, qu'est-ce qu’il ou elle va penser de moi ? » C'est souvent la première pensée qui bloque tout, avant même que la conversation commence. Pourtant, avoir des fantasmes est aussi humain qu'avoir des goûts musicaux. En parler ne dit rien de mal sur vous.


D'abord, une petite mise au point qui change tout

Un fantasme, ce n'est pas une demande. C'est une image, un scénario, une idée qui vous excite, et la grande majorité des fantasmes ne sont jamais vécus, ni même destinés à l'être. Y penser ne veut pas dire que vous voulez le vivre pour de vrai, et le partager ne vous engage à rien. Une fois qu'on comprend ça, toute la pression tombe : la conversation devient une exploration, pas une négociation.


Pourquoi on hésite autant

On a peur du jugement. On craint que notre fantasme soit perçu comme trop étrange, trop banal, ou qu'il révèle quelque chose qu'on préférerait garder pour soi. On se demande aussi si notre partenaire va bien le recevoir, ou s'il va se sentir visé. Et souvent, on ne sait juste pas par où commencer ni quels mots utiliser sans que ça sonne trop clinique ou, à l'inverse, trop cru.


Tout ça est normal. Ça ne veut pas dire que la conversation est une mauvaise idée, seulement qu'elle mérite d'être bien amenée.


Comment amorcer la conversation

Choisissez le bon moment. Pas en plein élan, pas juste après une chicane. Une promenade, un trajet en voiture, une soirée tranquille : un moment neutre enlève la pression de devoir performer tout de suite.


Partez de la curiosité plutôt que de la confession. Au lieu de « J'ai un fantasme à te dire », essayez quelque chose comme « Est-ce qu'il y a des trucs que t'as toujours été curieux·se d'essayer ? » Ça ouvre la porte dans les deux sens et enlève l'impression d'être seul·e à se dévoiler.


Appuyez-vous sur autre chose. Une scène de série, un livre, un article : ça donne un bon prétexte pour lancer le sujet sans avoir à partir de zéro. « As-tu vu cette scène-là, ça t'a fait penser à quoi ? » se dit souvent plus facilement que d'ouvrir le sujet à froid.


Allez-y par étapes. Vous n'avez pas à tout révéler d'un coup. Nommer une direction générale (par exemple : « j'aimerais qu'on explore plus de jeux de rôle ») avant d'entrer dans le détail permet de tester le terrain tranquillement.


Essayez les listes oui / peut-être / non. Certains couples trouvent plus simple d'écrire chacun·e de leur côté une liste de ce qui les intéresse, les laisse indifférent·e·s ou ne les intéresse pas, puis de comparer. Ça enlève l'impression d'improviser en direct.


Et si la réaction n'est pas celle espérée

Un fantasme accueilli par un « pas pour moi » n'est pas un échec. C'est une information. La façon dont on reçoit le fantasme de l'autre compte autant que la façon dont on le partage : rester curieux·se, même face à un non, c'est ce qui donne envie à l'autre de revenir en parler la prochaine fois.


Envie d'en parler avec quelqu'un

Parler de ses fantasmes n'a pas à ressembler à un aveu. Si le sujet reste difficile à aborder dans votre couple, ou si ça crée plus de tension que de rapprochement, nos sexologues peuvent vous aider à trouver les mots qui vous ressemblent, seul·e ou à deux. Prenez rendez-vous quand vous êtes prêt·e.


Cet article est à titre informatif et ne remplace pas une consultation avec une ou un professionnel de la santé.

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